L’entorse est une affection particulièrement fréquente nécessitant une prise en charge sérieuse afin d’assurer le bon rétablissement de l’articulation. Dans le traitement de cette pathologie, la chevillère est un dispositif indispensable. Il en existe toutefois une large gamme, aussi il peut être difficile de déterminer la plus adaptée à son cas. Le modèle va en effet dépendre de son usage, post-traumatique ou en reprise d’activité, mais aussi du type d’activité et de la gravité de l’entorse. Le bon choix de ce dispositif est un facteur clé dans la rémission d’une entorse qui doit être prise au sérieux afin de limiter les risques de récidive et de séquelles.

L’entorse : une pathologie courante

On estime que l’entorse de la cheville représente environ 10 % des consultations aux urgences et affecte près de 6000 français par jour avec différents degrés de gravité. Si ce mal est bien connu et très bien traité, il n’en est pas moins la plupart du temps sous-estimé par les patients eux-mêmes qui négligent son traitement ce qui entraîne un taux de récidive de 30 %. Afin d’éviter cela, il est généralement nécessaire après un temps d’immobilisation de suivre une rééducation en kinésithérapie afin de mobiliser l’articulation, les muscles qui l’entourent ainsi que les ligaments. La chevillère quant à elle intervient tout au long du traitement de l’entorse, elle vient en complément du traitement adéquat selon la gravité de l’entorse qui peut aller jusqu’à la chirurgie en cas d’entorse importante, mais aussi comporter un volet médicamenteux avec des antalgiques et des anti-inflammatoires.

Les différents types de chevillères

On distingue plusieurs familles de chevillères selon l’usage et la période du traitement de l’entorse pendant laquelle elle sont utilisées. Ainsi, lors d’entorses moyennes, il est nécessaire d’observer une certaine durée d’immobilisation, pendant celle-ci les attelles stabilisatrices seront privilégiées, munies de renforts latéraux ou d’une coque semi-rigide afin de limiter les mouvements de l’articulation. S’il s’agit d’une entorse sévère, une immobilisation complète sera nécessaire avec par exemple une botte de marche. Après la période d’immobilisation, il sera indispensable de choisir une chevillère ligamentaire pour préparer la reprise d’activité. Ce type de chevillère est généralement muni d’un strapping ou d’un double sanglage en vue de maintenir solidement les ligaments latéraux. Dans les cas d’entorse légère, une chevillère ligamentaire sera suffisante et permettra aussi bien de soulager la douleur que de résorber l’œdème qui a pu se constituer lors du traumatisme. Enfin, il existe des chevillères spécialement adaptées à la prévention de la récidive d’entorse : les chevillères de maintien. Ces dernières sont en élastique souple et permettent de stabiliser la cheville pour éviter d’éventuelles torsions. Elles agissent également en s’appuyant sur la proprioception, c’est-à-dire en stimulant les récepteurs sensoriels de la cheville.